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Visuellement, ce trailer s'affirme comme une indéniable réussite. Le travail de Café FX porte naturellement ses fruits, et l'animation se révèle fluide et moderne, délicate et attentive. La colorimétrie a été sélectionnée avec tact: arrière-plan noir café, lignes et étincelles bleus aciers, logo DTS rouge sang, et blanc de circonstance. Une unité de ton et de "touches" qui respire l'étude graphique appliquée et soignée. Si la durée de ces trailers se révèle très courte (18 secondes dont 3 secondes de noir sans images et sons...), le déploiement mis en oeuvre possède une cinégénie là-aussi indéniable, ainsi qu'une ébauche thématique qui illustre visuellement un procédé sonore dont on perçoit, visuellement toujours, le développement acoustique et spatial. A mesure que les images se complexifient au rythme des étincelles filantes apparaissant à l'écran (voir nos captures exclusives), la bande-son s'étoffe et se diversifie, sans pour autant verser dans l'excès ou ouvrir les voies arrières de manière spectaculaire. A ce sujet, nous ne cacherons pas notre déception, les deux trailers (identiques visuellement), ne différant que par leur teneur sonore. Si le premier se révèle plus moderne en terme de sonorités et d'acoustique, le second offre lui une certaine réserve expressive, se limitant de manière surprenante aux voies frontales, et délaissant quelque peu les voies arrières, qui, certes, diffusent une aura sonore palpabale, mais dont la teneur et la densité acoustiques se révèlent peu expressives...
La clarté sonore qui domine lors de ces dix huit secondes permet d'identifier chaque source sonore, chaque source focale, de son émission jusque dans sa dissipation filante sur le plan acoustique. En revanche, difficile de reconnaître la nature exacte de ces sons, d'où ce sentiment d'inquiétante étrangeté acoustique sur laquelle repose l'efficacité de ce trailer. Plus musicalement marqué (quelques notes légères identifient une construction musicale moderne) que le premier, Sprite Suite Mix se révélera pourtant anecdotique pour beaucoup dans la mesure où le remplissement de l'espace ne s'avère jamais réellement effectif, et se contente de reposer sur un argument musical d'une grande ténuité, et de miser sur une montée en puissance discrète à partir de cette équation de base. Acoustiquement, difficile de dire que le son numérique discret multicanal et ses maintes possibilités sont utilisées ou même explorées de manière convaincante... Ce devoir de réserve donne l'impression d'une volonté stricte et peu démonstrative de déjouer l'ostentatoire. La fluidité presque liquide qui accompagne les visuels filants et les bribes musicales témoigne tout de même d'une attention soutenue. Un spin sonore musical aux thèmes classiques. Loin d'impressionner ou même de convaincre, cette deuxième version, plus harmonieuse et moins abstraite du trailer ne devrait pas faire l'unanimité, mais se révèlera bienvenue en préambule de films intimistes. Plus aérée, aérienne et moins lourde que sa consoeur que nous détaillerons dans quelques lignes, cette version brille par sa finesse (encore que...) et son degré de séparation des plans sonores, tous clairement identifiés, et tous parfaitement clairs et dynamiques. La première version du trailer, baptisée Sparks Suite se révèle toute autre mais partage la même nature acoustique que Sparks Suite Mix. En effet, si les notes instrumentales et tonales disparaissent ou du moins s'estompent du devant de la scène acoustique, on retrouve cette même volonté de réserve, mais on récupère un pouvoir d'évocation dynamique et un remplissement de la scène surround plus unifié et davantage protéiforme (arabesques, enchevêtrements de sons...). Un roulement de graves tendus est perceptible dès les premiers instants, installant une dimension dynamique immanquable. La montée en puissance sonore est épaulée par une très bonne valeur dynamique, mais le choix d'éléments sonores mats et abstraits rend difficile la mémorisation de cette courte séquence, tout autant qu'elle empêche une lecture aisée des constituants de l'espace d'écoute. Bas-médiums enjoués, grave convaincant (même si on a déjà entendu très largement mieux...), ouverture spatiale et répartition spatialisée impressionnante bâtie sur une montée en régime foudroyante, qui retombera d'ailleurs très vite, mais pas colossale... Cette composition, très abstraite et graphique (même sur le plan sonore), représente sans doutes aucuns une prise de risque. En s'éloignant des trailers proposés par Dolby qui misent tous sur l'effet et la recherche d'une ouverture maximale de tous les canaux, Sparks Suite propose une alternance complexe et forcément décevante, pourtant foncièrement réussie mais au final déroutante, et surtout trop courte. Les effets spatiaux sont répartis précisément mais n'attirent guère l'attention vers eux. La clarté de la réponse en fréquence ne s'avère pas non plus très optimale. Peu brillante (ouverture sur le haut du spectre) et à nouveau recentrée sur le centre de l'installation, cette mise en scène sonore s'accapare certes l'espace avec une certaine délectation, mais ne le domine jamais objectivement. Le
compositeur, Michael Jay (un vétéran patenté du
milieu électronique), a toutefois réussi a capter une
des essence du procédé DTS: en s'intéressant au
coeu Il est extrêmement difficile de mettre des mots clairs et nets sur ces 18 secondes acoustiquement impressionnistes... Point de piano Yamaha comme sur le trailer précédent, point de sonorités acier déchirées et étirées comme ce fut le cas (de manière en effet peu sobre mais qui déployait visuellement et 'soniquement' le terme numérique/digital) sur le tout premier trailer créé par DTS en 1993... Ici, les visuels prennent le pas sur l'auditif. Si la symbiose synesthésique image/son s'avère indéniablement présente, en revanche, le binôme sons/acoustique manque cruellement de matière, en dépit d'une recherche esthétique en terme de sound design qui ne manquera pas d'attiser la curiosité des plus attentifs. Pour savourer ce trailer, il convient d'essayer, mentalement, de saisir les diverses nappes sonores étagées qui le composent, et de tenter de les identifier dans leur trajectoire spatiale. Cette simplicité expressive ne constitue aucunement un défaut au sens strict du terme, mais témoigne d'une forme d'épure sonore que certains considereront comme bienvenue en ces termps de "n'importe quoi"... Une approche fine et raisonnée, à la dimension difficilement identifiable pourtant. Une part d'insaisissable finalement, qui ne manquera pas de provoquer des réactions contrastées. Ce dernier terme, "contrasté", semble définir au mieux la raison d'être de ces trailers. Fruit de la collaboration entre Jay (composition musicale) et Kunkel (mixage et expression acoustique), Sparks représente une petite touche contrastée dans l'univers du home-cinema et du son au cinéma. Randy Thom ou encore Gary Rydstrom devraient y retrouver des repères et leurs marques sans difficultés. Kunkel, fort de son expérience dans le mixage de musique en mode multicanal (Sting ou encore Graham Nash, deux travaux exceptionnels dans ce domaine) a donc pu saisir une opportunité de se recentrer sur le coeur musical, tonal et expessif de certaines nappes sonores (sources diverses, abstraites) mise en conjonction et en superposition. Ainsi, ces trailers ne manquent jamais de caractère sonore et oeuvrent à développer les "(...) possibilités combinées du son et de l'image" chères à André Bazin. "L'abstraction consiste à choisir, parmi l’ensemble des propriétés de plusieurs objets du monde réel ou imaginables, un certain nombre d’entre elles pour caractériser un objet-type, ou objet idéal, qui est ensuite plus commode à manier qu’une énumération d’objets réels, surtout si elle est infinie." A partir de cette simple approche de la notion d'abstraction, il est possible de mettre à nu la raison d'être de ces trailers. En effet, ceux-ci ne s'exposent pas aux simples oreilles des spectateurs, mais s'inscrivent dans leur espace de captation sonore afin de susciter une émotion sur un mode purement acoustique. Cette recherche de la simplicité se justifie donc complètement et rend évident la nature musicale de ces trailers, même s'ils peuvent se percevoir de manière pré-musicale sur le plan psycho-acoustique, selon la sensibilité aurale de chacun. Si le minimalisme se définit par la primauté de la simplicité, il est dénué de toute symbolique et ne cherche à jouer que sur les formes et les couleurs. Sparks Suite et Sparks Suite Mix s'insèrent dans cette conception artistique en développant une courte thématique sonore sous-tendue par une ligne expressive et dynamique évidente et d'une irréprochable netteté. Une belle réalisation, loin des standards et des canons techniques, mais qui a le mérite de proposer un court paysage sonore appréciable pour sa délicatesse et pour sa sensibilité objective aux sons et à leur nature. NOUVEAU:
DTS Entertainment propose le DVD du trailer à la vente pour un
coût des plus modique. Laissez
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