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immortel (ad vitam)
TF1 Vidéo/ disponible à la vente dès le 27 octobre 2004 / 99 minutes
Test réalisé par Cornwall le 30 septembre
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» Site Officiel : Cliquez ici

New York 2095.
Une pyramide flottante au-dessus de Manhattan...
Une population de mutants, d'extraterrestres, d'humains, réels ou synthétiques...
Une campagne électorale.
Un serial killer boulimique qui cherche un corps sain et un dieu à tête de faucon qui n'a que sept jours pour préserver son immortalité.
Un pénitencier géostationnaire qui perd un dissident subversif congelé depuis trente ans et une jeune femme sans origine connue, aux cheveux et aux larmes bleus...
Trois noms : Horus, Nikopol, Jill...
Trois êtres aux destins convergeants où tout est truqué: les voix, les corps, les souvenirs.
Tout, sauf l'amour qui surgit comme une délivrance.

NOTEZ LE FILM:


Le projet de Immortel (ad vitam) s'est développé sous le tire de La femme piège, du nom du deuxième album de la trilogie Nikopol. Le titre Immortel (ad vitam), qui englobe l'ensemble de la trilogie et fait référence au personnage divin de Horus a finalement été retenu. En raison de l'ampleur du projet, Enki Bilal et Serge Lehman ont dû simplifier une partie de l'intrigue politique présente dans les bandes dessinées : "On a donc surtout planté un décor de dictature médico-eugénique dans un contexte éléctoral classique (nous avons déjà un pied dans ce monde), pour rompre avec les enjeux purement idéologiques du vingtième siècle, et de la bande dessinnée elle-même, qui date des années quatre-vingt", explique le réalisateur.

Baudelaire
Né à Belgrade, Enki Bilal a appris le français à l'âge de six ans et découvert Baudelaire adolescent. En hommage au poète, les vers de Une Charogne et du Poison, deux poèmes des Fleurs du mal ouvrent et concluent Immortel.

Des êtres mortels...
Enki Bilal tenait à ne pas engager de stars pour les rôles de Jill et Nikopol. Il a rencontré Linda Hardy assez rapidement : alors qu'il organisait un casting pour réaliser un premier teaser susceptible de convaincre les investisseurs, elle s'est présentée, les cheveux teints en bleu - tout comme Jill. La ressemblance était frappante et les motivations de l'ancienne Miss France, pour s'engager dans ce film, étaient réelles. Quant à Thomas Kretschmann, Patrice Chéreau l'a présenté à Charles Gassot, le producteur du film, alors que le comédien venait de terminer le tournage du Pianiste.

Modéliser
Le corps des acteurs a été retravaillé par des effets spéciaux, pour rendre plausible leur caractère de mutants. Travail difficile pour le réalisateur Enki Bilal qui témoigne : "affronter le problème quasi-éthique de substituer visages, corps, chair de comédiens réels par de la texture synthétique, de nier leur apparence, de faire à l'insu de leur plein gré de la manipulation d'images génétiques." Le tournage de Immortel s'est déroulé en plusieurs fois, et le travail infographique a été lancé dès le début. Un premier tournage "traditionnel" a duré cinq semaines, en studio, suivi par un second tournage de sept semaines, durant lesquelles les comédiens jouaient sur fond vert, dans la plus grand abstraction. Pendant encore trois semaines, des acteurs en collants ont évolué devant une dizaine de caméra à infra-rouge, pour capter tous leurs mouvements.

Avec Immortel, Bilal signe une oeuvre personnelle qui répand sa propre substance et suit un développement quasi-organique. Faisant de la bigarrure un principe de méthode élevé au rang d'opération stylistique, le cinéaste oeuvre sur un secteur artistique qui ne laissera personne indifférent mais qui pourrait bien laisser certains spectateurs sur le carreau, face à cette débauche d'éléments disparates s'emboitant les uns dans les autres: personnages de synthèse mi-humain mi-bionique mi-synthétique, Dieu et Demi-Dieux, personnages de chair et d'os, cadavre qui explosent, taxi volants etc... Ses univers sont froids et en aplat, et le virtuel envahit le réel, comme un motif de sabotage. Immortel, s'il demeure un mystère pour le public prophane, s'incarne aussi comme la lutte de la création, qui devrait sans cesse évoluer en terrain fertile. Entre l'artiste et le producteur, l'entente a cette fois ci été cordiale. Immortel n'est pas un film de commande anonyme ou raté, mais bel et bien la projection cinématographique et externe de l'univers tourmenté et bigarré de son créateur. Les défauts sont tout de même légion, mais comment ne pas se pamer devant ces plans esthétiquement composés et plastiquement parfaits?

 

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Une édition DVD à la hauteur qui sait restituer la richesse des textures et la bigarrure de l'univers de bilal. Le filma été tourné en numérique, d'où cet aspect si particulier qui a tendance à lisser les images, que le support DVD reproduit presque à la perfection. les tons froids du film y trouvent ainsi un superbe écrin (les cheveux de Linda Hardy) et la profondeur de champs a de quoi donner quelques solides vertiges lors des panoramiques sur la cité New Yorkaise en 2095, aux textures et aux apparences nettement plus profondes et rauques que celles très urbaines aussi proposées par Star Wars Episode II. La définition sur certains plans est tout bonnement exquise et permet une mise en avant très franche des détails (la glace sur le visage de Nikopol) et réhausse en permanence la finesse de l'image, presque toujours acérée. La photographie très particulière du film due à un contexte de production des plus complexes (décors réels, maquettes, fond bleu et vert...) est, nous semble-t-il, reproduite à la perfection, du moins de manière optimale, les éléments source et le produit final partageant une nature numérique commune. Il faudra donc se faire à ces lumières elles aussi synthétiques issues majoritairement de la puissance de calcul d'un ordinateur. L'étalonnage des couleurs est dantesque de précision, tout comme la compression, qui se rend invisible, et la propreté du master. Les noirs ne sont en revanche pas des plus parfaits (générique) et la dynamique vidéo déçoit tout de même un peu pour une oeuvre entièrement bâtie à partir d'éléments numériques. A ce titre, le tout début du film ne donne pas la pleine mesure de qui vient par la suite. Quelques zones du film patissent d'un grain assez évident, mais insuffisant pour mettre à mal la fluidité et la finesse de l'ensemble. Les effets spéciaux, conçus par Duran Duboi, à partir du logiciel Maya, sont évidemmet intégrés avec un soin extrême et impressionnent par leur patine visuelle. A noter que sur les 1300 plans que comporte immortel, 83 minutes sur 96 ont été truquées! (en savoir plus).

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

L'approche sonore de Immortel, mixé par Gérard Lamps, n'a pas manqué de susciter chez nous quelques réactions mitigées... D'une part, on notera que l'intégralité de la scène sonore n'est que peu souvent sollicitée, et que la cohérence entre la façade avant et celle arrière, complétée par un mixage en ES Matrix, n'est pas des plus optimum, l'une étant très nettement favorisée au détriment de l'autre. Lorsque toutes les composantes entrent en scène, l'auditeur ne ressentira jamais vraiment l'esthétique d'un sentiment sonore supérieur, Immortel se rattachant en permanence à une structure sonore conventionnelle dans son approche et dans ses exécutions. Et pour une oeuvre très marquée au niveau du genre, dont l'univers référentiel n'hésite pas à emprunter à Blade Runner, Star Wars Ep. II et quelques nombreux autres, il nous est possible d'affirmer que le spectateur restera sur sa faim...

Les dialogues sont en revanche clairs et nets, intelligibles en permanence (sur la VO comme sur la VF, mais sur cette dernière, les voix sont légèrement affaiblies et couvertes d'un voile sonore immanquable). Il s'agit là d'une approche frontale et humaine, Bilal présentant son film comme une oeuvre intime au cœur de laquelle les dialogues occupent une place de choix. Mais le reste de la mise en scène sonore ne suggère finalement que peu d'émotion et se révèle même légèrement aseptisé, en dépit d'un pouvoir de recouvrement acoustique relativement élaboré. Attention: n'interprétez nullement nos propos comme une sanction ou une évaluation négative du travail de Gérard Lamps. Nous restons cependant assez circonspect à l'écoute de cette scène sonore certes holographique mais qui ne propose que peu d'aspérités et ne semble pas reposer sur une mise en espace continuelle en phase avec les élans artistico-lyriques de Bilal. L'étoffe sonore ne se mue pas vraiment en tissu acoustique, au point qu'au cœur du film, le spectateur ne trouve jamais vraiment de matière à explorer davantage l'univers du créateur. La matière et les nappes sonores semblent ne pas trouver d'énergie à leur déploiement, manquant par la même de cette élongation, de cette profondeur ambiophonique des textures qui sont à l'aune même des grandes bande-sons. La scène arrière demeure une sensation et ne déploie que peu d'effets à proprement parler, ni même ne creuse une tessiture spécifique.

Mais concentrons-nous sur le projet de mise en scène sonore. Celui-ci élève l'univers davantage qu'il ne l'étire, les masses sonores étant là pour occuper le vide laissé entre les buildings de New York City en 2095, ainsi qu'entre les individus, d'où ce poids relatif du son que l'on ressent sur le caisson de basses. Certains bruitages diégétiques (nécessaires au bon fonctionnement et à la vie de la fiction, directement adressés au spectateur) tiennent de la création pure, digne des films d'animation, tandis que d'autres ont été modelés avec soin pour coller au caractère anticipatoire du film de Bilal, notamment les moteurs des véhicules, les sons nets et massifs de portes se refermant, de même que ceux des lignes électriques sur lesquelles évoluent les taxis. Lamps ayant opté pour une précision diégétique et scénique avant tout, l'essentiel des bruitages et des créations se répartissent sur la façade avant, qui conserve une qualité d'ampleur, de dynamique et d'impact plutôt intéressantes, très bien exploités lors des trois explosions, où le souffle et l'ampleur soudains sont très efficacement dosés en son numérique. Autre point fort immanquable, la clarté et l'éclat de la bande-son permettent aux divers et riches composants sonores de s'épanouir avec une belle dose de vérité tout en conservant dynamique et force brute par moments. Seuls les effets arrières, très peu sollicités, ne bénéficient pas d'un degré de finition identique à l'activité de la façade. Ils ne relèguent et hébergent que l'écho sonore prosaïque de la ville, déployé non sans efficacité par moments, mais ne suscitent guère l'ampleur et l'étagement. les tons sont justes et pleins et le son conserve de belles valeurs en terme de dynamique. L'ensemble a tout de même fière allure, certains sons (pour les personnages de synthèse) ayant du être créés de toute pièce, les designers partant de 0 lors de l'élaboration, selon la technique empruntée aux films d'animation. Les quelques crashs d'engin ont tous du poids et s'élèvent ponctuellement pour être représentés avec soin par la bande-son, qui se pare dès lors d'une très belle et claire dynamique et d'une réponse en fréquence ad hoc. Seule la répartition des éléments sonores semble manquer de clarté, d'ampleur, de foisonnement et, quelque part, d'opulence. L'affluence acoustique aurait pu être l'ultime signature de l'univers de Bilal au cinéma, mais il n'en sera rien. La bande-son semble oeuvrer davantage sur l'intimisme des situations, dépeintes avec minutie, que sur l'ampleur et l'expansion à tout va, ce qui au final n'est pas une tare... A une pléthore acoustique qui tirerait l'univers de Bilal vers des contrées peut-être déstabilisantes et extrêmes pour un film que l'auteur qualifie d'intimiste, la bande-son substitue une ponctualité et une présence sonore finalement familières, loin des canons Hollywoodiens (et il s'agit d'un film Européen!). Là où l'on aurait fort bien pu s'attendre à un design sonore proche de celui, presque apocalyptique de Dark City, Bilal et son équipe ont insisté sur une étoffe à la dimension plus humaine et pourquoi pas moins caricaturale d'un point de vue acoustique.

Mais ne boudons pas notre plaisir tout de même! Les séquences où toute la scène sonore s'illustre avec vigeur et harmonie sont assez fréquentes, et mettent en valeur la qualité de la bande-son, tout comme sa propension à rayonner de manière large et définie, avec un net surcroît en DTS ES, où le spectateur gagne en stabilité et relief de la scène arrière, avec notamment un rehaussement de la stature de la bande-son, tout en finesse et avec tact.

 

Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?

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Un disque entier est dévolu aux suppléments, outre le très bon commentaire audio placé lui sur le disque un contenant le film et les liens internet. Et sur cette seconde galette, plutôt correctement chargée, vous trouverez:

. Avant-premières
. Rencontre avec le public (20mn52) :
. Enki Bilal face à son atelier (avec ou sans commentaire audio du réalisateur – 8mn30)
. Discussion avec Serge Lehman (39mn39) :
. La musique du film
. Making of ‘’Immortel Ad Vitam’’ (36mn05):
. Making of technique (30mn29) :

 

DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

NOTEZ LA PISTE DTS:

Si comme nous l'avons vu la bande-son ne déploie pas d'originalité particulière, du moins ne s'illustre pas plus que de raison, les différences entre les codages so, eux, alternent entre évidence manifeste et décalage zéro. Au crédit de la piste DTS VO (sous-titrée), on portera les valeurs suivantes: une profondeur des graves légèrement accentuée, un 'tapissement' des ambiances et des panoramas sonores davantage nourris et texturés, ainsi qu'une dynamique un tantinet plus accentuée. Nous parlerons de sons 'accentués' plutôt que 'marqués', tant les différences avec le format Dolby Digital se révèlent faibles. L'harmonie de la scène sonore surround est fréquement mise à contribution, et ce sera lors de ces passages clé que le format DTS se montrera un compagnon d'aventure non négligeable: son pouvoir de rayonnement et son surcroît de définition, notamment sur les dialogues, sont tout à fait repérables et mettent en valeur une qualité innée, mais toutefois de manière très légère... La clarté de la bande-son est dispatchée sur les six voies de l'installation de manière fluide et équilibrée, sans pour autant, comme nous l'avons noté plus haut, remuer ciel et terre sur la scène arrière. Les écoutes en DTS (VO) sont neutres d'un point de vue tonal, même si le format permet de faire remonter une grosse dynamique et une réponse en fréquence plus fluide, légèrement moins schématique qu'en Dolby Digital. La spatialisation ne mise pas pour autant sur le naturel des ambiances, mais permet de propulser les sphères sonores un peu plus haut en remplissant très correctement l'espace d'écoute. La scène arrière, plutôt discrète dans les deux codages, se voit rehaussée en DTS où elle gagne légèrement en 'brillance' et en clarté, de même qu'elle se creuse avec davantage de profondeur acoustique. Cette sensation de profondeur que l'on attendait plus patente n'est jamais vraiment prise à défaut sur la piste DTS, mais les différences entre les codages se révèlent assez neutres, finalement. Les versions Françaises éteignent un peu la voie centrale, qui semble légèrement voilée, et accusent une dynamique un peu amoindrie, en plus des légers problèmes de post-synchronisation dus au doublage, pourtant de qualité. En un mot comme en cent, ce sera vers la VO que vous vous tournerez pour profiter au maximum du potentiel sonore de Immortel.


Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

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jaquette


specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9
- Zone 2 PAL France
- RCE : Non
- Intro DTS : Non...
- Fichiers DTS= 541 Mo
- Fichiers DD= 320 Mo
- Bitrate moyen= 9.23 Mbps
- Changement de ppiste son à la volée impossible, passage par le menu...

format video
- 16/9
- Ratio : 1.85:1 environ

format DTS
- Anglais 6.1 ES (mi-débit)
- Français 6.1 ES (mi-débit)

format DD
- Anglais 5.1 EX
- Français 5.1 EX

format PCM
- Aucun

debit audio
- DTS : 754.50 Kbps
- DD : 448 Kbps

sous-titres
- Français

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage

bonus
Sur le disque 2, voir notre descriptif


dvd-rom
- Lien site éditeur


prix
-27,79 euros


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