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banlieue 13

Europa Corp (11/05/2005)

. Un film de Pierre Morel
. Avec: Cyril Raffaelli, David Belle, Tony D'Amario, Bibi Nacery
. Scénaristes: Luc Besson et Bibi Nacery
. Producteur: Luc Besson
. Directeur de la photographie: Manuel Teran
. Mixage: Didier Lozahic

Test conduit par Cornwall, mai 2005
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Notre interview de Didier Lozahic

Paris, 2013. Damien est l'élite de la police. Officier d'une unité spéciale d'intervention, expert en arts martiaux, il est passé maître dans l'art de l'infiltration et sait mener à terme ses opérations par des actions rapides, précises et néanmoins musclées.

Et c'est bien la mission la plus extrême de sa carrière qui vient de lui être confiée : une arme de destruction massive a été dérobée par le plus puissant gang de la banlieue. Damien est chargé d'infiltrer dans le secteur pour désamorcer la bombe ou la récupérer.

NOTEZ LE FILM:


Banlieue 13 a été un véritable défi pour Pierre Morel et son équipe. En 10 mois, le film était terminé ! La préparation du film a commencé seulement en janvier 2004. Trois mois plus tard, les prises de vue commençait déjà. En juin, à mi-tournage, la date de sortie était arrêtée, alors qu'en août, la bande-annonce était déjà diffusée en salle, alors que le tournage n'était même pas terminé ! Selon Pierre Morel, Banlieue 13 a été "un marathon", "un tournage assez long mais avec une telle énergie que c'est passé à une vitesse folle." Une bonne partie des extérieurs de Banlieue 13 ont été filmés en Roumanie, dans les cités dortoirs les plus glauques du pays. Là-bas, au dire du réalisateur, il est beaucoup plus facile d'obtenir les autorisation nécessaires pour exécuter les cascades le long des tours de béton.


Pour Pierre Morel, Banlieue 13 est synonyme de baptême du feu. Après avoir été directeur de la photographie sur Le Transporteur et L'Américain, et cadreur pour La Vérité sur Charlie et L'Art (délicat) de la séduction, il se frotte pour la première fois à la mise en scène. En plus, c'est presque par accident qu'il s'est retrouvé aux commandes de Banlieue 13. " Un jour ", explique le réalisateur, " je me suis retrouvé dans le bureau de Luc Besson qui me dit "tiens, lis ça et dis moi si ça te branche de réaliser ce film". J'ai passé la nuit à lire le scénario et je l'ai rappelé le matin. Je lui ai dit que ça me branchait, mais que je me demandais si j'allais être à la hauteur. Il m'a répondu "ne commence pas à être désagréable !" (rires) On a débuté la préparation en janvier 2004."


Le casting de Leïto et de Damien, les deux héros du film, était primordial. "Le public a besoin de vrai héros, plus seulemement d'acteurs qui font semblant, estime Pierre Morel,les sportifs, les cascadeurs sont en train de devenir de vrais stars. Le coté réaliste de l'action plait de plus en plus au spectateur à la recherche de sensations extrèmes. C'est dans cet esprit que David Belle et Cyril Raffaelli furent choisis. David Belle est l'homme à l'origine des Yamakasi. Il a inventé le concept du "Parcours", une philosophie de l'action basée sur la mobilité totale en milieu urbain. Il interprète le rôle de Leïto, avec lequel il se trouve de nombreux points communs. Quant à Damien, le flic incorruptible, c'est Cyril Raffaelli qui lui donne vie. On a pu voir ce cascadeur au cinéma dans Taxi 2, Mortel transfert, Astérix et Obélix : mission Cléopâtre et Le Baiser mortel du dragon.

Réalisé sans le moindre souffle ni la moindre inspiration artistique, Banlieue 13 ne se distingue guère sur le plan plastique. Outre ses chorégraphies rapides et echevellées, la seule réussite du film (les cascades sont réalisées en live, sans câble la plupart du temps), Banlieue 13 constitue avant tout un gâchis sans âme, un film de commande de plus à mettre au crédit de Besson-le-producteur. Dialogues insipides, consistance nulle, durée anecdotique, rien ne semble élever le film au-dessus de ce qu'il demeure: une oeuvrette certes impeccable techniquement (le réalisateur fut un chef-opérateur) mais dont la dimension ou l'essence première ne cessera de nous échapper... sans que l'on cherche à l'atteindre. Cependant, le film baigne dans une technicité certaine qui dépasse allègrement celle de Blade III ! On ressent l'influance de Ong Bak voire, avec un peu d'ambition, celle de New York 1997 de Carpenter, mais Banlieue 13 ne cesse de jouer la surenchère sommaire et abrutie. Quelques séquences mouvementées mis à part (l'ouverture, le casino etc... recèlent un certain sens pratique de mise en scène et disposent d'un montage éclair d'une saisissante efficacité), le film demeure plombé par un certain atavisme. Au final, Banlieue 13 restera un gigantesque clip de démo pour les prouesses bondissantes à proprement parler hallucinantes des deux vedettes. Une série B poussive mais énervée, qui propose une lecture concertée de tous les dossiers artistiques et techniques propres aux productions Besson (notamment dans son scénario, indigne). Les séquences d'action, elles, véritable clé de voûte du film de Pierre Morel, se révèlent épatantes tant dans les prouesses physiques que dans le montage et la technicité. Elles sauvent le film du nanar patenté...

 

Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?

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Une section image détonnate de précision et de présence. Le format CinémaScope est utilisé à bon escient, et la compression pârvient à suivre la cadence parfois sportive des exécutions formelles du réalisateur et du chef monteur sans faillir. De bout en bout, l'image de Banlieue 13 convainc non pas pour son éclatante lecture cinématographique du monde, mais par l'univers qu'elle semble créer: baignée dans des tons aciers ou ocres, tantôt éclatants sur les extérieurs, tantôt grisaillant (le béton omniprésent de la cité...) la photo du film est retranscrite ici avec une belle fluidité et dans une lumière parfaitement calibrée. Pierre Morel, ancien chef-opérateur, ne s'y est visiblement pas trompé. La colorimétrie si spécifique au film (les couleurs ont été filtrées sur la majeure partie des séquences) se voit retranscrite là aussi sans réelle fausse note. Ajoutons à cela une gestion du contraste optimum la plupart du temps (outre la séquence du casino, plutôt terne, ce qui ne manseura pas de surprendre) et un degré de définition des plus coinvenables, et l'on obtient un nouveau titre qui incarne réellement les potentialités techniques du DVD. De manière générale, les arrières-plans sont détaillés et convenablement gérés. Le niveau des noirs est par contre légèrement moins solide et fluctue selon les passages. Solide et affinée, l'image ne manquera pas de convaincre, tout comme la compression: un sans-faute à son actif. On regrettera cependant une image un peu typée "numérique" par moments, mais complètement typique des productions EuropaCorp finalement. Tout ceci nuit finalement quelque peu au rendu argentique que nous affectionnons tant, sans pour autant constituer un défaut de taille. A noter, le superbe générique, sous influence là aussi, mélange de diverses techniques de montage, idéalement reproduites sur ce DVD.

 

Audio : Analyse des pistes sons du disque

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Mixée et préparée au Digital Domain de Luc Besson dans des conditions luxueuses, la bande-son de Banlieue 13 constitue pour le film un authentique cheval de bataille tout en proposant, fait plutôt rare pour une production Besson, une relative déception...


On reconnaît de suite, dès les premières minutes du métrage, la patte si caractéristique de Didier Lozahic, mixeur émérite, "soundman" de Luc Besson depuis belle lurette. Lozahic a toujours su dessiner un paysage sonore de premier ordre, en intégrant les éléments théoriques du genre du film au cœur même de la bande-son qu'il compose. Ici, dès le générique et ses lourdes basses, ses caractéristiques techniques et artistiques se révèlent de manière évidente et patente: un son vif, rapide, hautement spatial, et qui, sans chercher à éparpiller les sons de manière grossière dans l'espace, parvient à créer un paysage acoustique au service du film.

La suite est une confirmation: le métrage bénéficie d'un mixage dynamique et apprêté, qui ne se déchaîne réellement cependant que lors des scènes agitées, déployant alors une épatante énergie acoustique qui fonctionne, d'un point de vue formel, en symbiose avec l'image. Déflagrations, déplacements d'objets, coups de poing et pieds, tous se voient fermement ancrés dans des fréquences basses qui en décuplent l'impact. Sans être d'une mobilité et d'une inventivité exceptionnelle, la scène sonore repose sur une base stable, localisant les bruitages sur le devant de la scène frontale, et répartissant la musique (malheureusement peu inspirée et envahissante) sur les autres voies disponibles. A cet égard, le film possède sa propre intégrité acoustique, et obéit finalement davantage au règles classiques du son au cinéma qu'à un véritable coup d'éclat créatif. Le mixage met en avant les actions des personnages, suit la cadence du montage image par quelques effets d'accélération jusque dans les surround (une des caractéristiques de Lozahic, exploitée à peu près sur tous ses mixages), "phénomène sonore" inédit dans le cinéma Américain par exemple. La bande-son, à ce titre, se constitue en véhicule formel qui parvient à porter le film, sans toutefois le spectaculariser, en s'invitant au cœur des images et des séquences. Le spectateur attentif se retrouve donc devant une bande-son diégétique sans laquelle le film ne fonctionnerait pas aussi bien. La présence obsédante de grave et de sous-grave rajoute la testostérone sonore nécessaire à cette production, véritable film d'action moderne.

Fugacité et rapidité caractérisent ce travail sonore: les éléments ambiophoniques ne s'installent jamais vraiment dans les voies surround, mais y circulent de manière rapide, nette et franche, d'où ce sentiment de célérité, d'évanescence et "d'éphémère" que nous abordions plus haut, bien que ces termes soient un peu forts. Rythmée et de nature changeante, la bande-son propose un pouvoir de recouvrement spatial relativement limité la plupart du temps (déception, donc, pour les séquences dialoguées), mais qui parvient à s'ouvrir de manière outrancière (sous contrôle toutefois, et jamais dans l'excès), aidée en cela par une gamme dynamique idoine, lors des séquences d'action pure, comme celle du casino ou encore de l'évasion en voiture. Lozahic affectionne particulièrement les basses fréquences, qui sont mise en scène avec un brio technique bluffant dans Haute Tension. Ici, le constat est à peu près le même: moteurs des véhicules, coups de feu ou bien simple tapis acoustique figurant la dangerosité d'une situation, elles se révèlent efficaces et quasi-omniprésente dans le projet sonore du film. Au final, Banlieue 13 ne constitue pas réellement une surprise ni une figure de style de mixage son, mais dispose d'une certaine richesse formelle: à partir d'une disposition somme toute classique dans l'espace sonore du film, la bande-son parvient à "s'incruster" dans les visuels au point de devenir une extension quasi-naturelle de la mise en scène. On regrettera juste son recours plutôt limité à la scène arrière: si les voies arrières sont exploitées presque en permanence, elles ne relaient bien souvent une musique inexpressive sans pour autant se mettre au service d'une représentation disons atmosphérique de l'espace, sauf peut-être dans les séquences d'action les plus intenses. Il en reste donc un ensemble dynamique et physique, mais aux propensions multicanales finalement plutôt assagi. Un projet sonore certes convaincant mon dont le pouvoir de conviction final se voit tempéré par certaines réserves. Sans chercher l'effet à tout va, la bande-son de Banlieue 13 (écouter, en ce sens, le générique du début du métrage) diffuse plus qu'elle ne distribue une énergie acoustique et sonique dans l'espace du film, et opte pour un revêtement multicanal clair et finalement peu empesé, ce qui n'est pas forcément une carence ! Mais nous sommes loin de la maîtrise technique et du savoir-faire esthético-sonore de Haute Tension (lire notre test). Aucune "démence", mais une énergie contrôlée et disposée dans l'espace avec soin. Signalons que la musique, informelle et finalement très peu convaincante, est entièrement mixée en multicanal et se voit intégrée de la sorte durant oute la durée du métrage, allant s'étaler jusque dans les voies surround, tapissant ainsi la bande-son d'une autre forme d'énergie sonore.

 

DTS vs. Dolby Digital DTS vs. DD

film1Pour continuer sur le terrain de la technique pure, nous serions tentés de dire que ce DVD est en soit une réelle déception... Les raisons sont bien simples: comme tous les films édités par EuropaCorp, le rendu de la bande-son se voit altéré par quelques "bidouilles" audio pas forcément nécessaires et par un mastering final qui ne vise pas l'efficacité totale du son multicanal... Explications: Lorsque vous downmixez la piste Dolby Digital 5.1 en analogique par votre lecteur de DVD, vous obtenez un son Dolby Surround analogique d'une qualité transcendentale, et dont le rendu, tenez-vous bien, excède en l'améliorant le rendu de la piste DD 5.1 source... Tout est une question d'encodage et de mastering: l'éditeur s'assure ainsi que les personnes non équipées de "home-cinema 5.1" puissent jouir d'une présentation audio correcte. Celui-ci a donc favorisé, lors du mastering (dernière phase de préparation d'un DVD), la qualité du "downmix" plutôt que la pêche du 5.1. Et il ne s'y est pas trompé: basses démesurées (constantes et reproduites avec une force indécente), omniprésentes, effets arrières i-d-e-n-t-i-q-u-e-s à ceux proposés en 5.1 (sans la stéréo arrière évidemment), voie centrale plus franche, dynamique assourdissante (oui, parfois plus qu'en 5.1... et nous avons mesuré au décibelmètre), franchise sonore plus marquée... Bref, sur ce plan-là, cette "version" Dolby Surround fabriquée à partir d'une piste 5.1 est une réussite éclatante, dont le rendu (faites donc le test) marque presque plus que celui de la piste 5.1, même au format DTS... D'après nos mesures, ce sont 5 à 6 dB que l'auditeur gagne lorsqu'il écoute le son downmixé... Nul attaque envers le mixeur (que nous connaissons bien en plus!) ou son équipe de notre part ! Il s'agit tout bonnement des résultats que l'on obtient sur TOUS les titres DVD édités par EuropaCorp (nous l'avons d'ailleurs déà souligné auparavant sur le site), et cette marque de fabrique" provient de l'encodeur utilisé et de ses paramètres.

Et ces paramètres laissent des traces: le rendu en Dolby Digital 5.1 comme en DTS 5.1 ne semble pas des plus convaincants: les pistes disposent de sérieux atouts dynamiques, mais à l'écoute, on perçoit comme voile limitatif qui bride de manière surprenante leur pouvoir expressif. Une large partie de la gamme dynamique semble avoir été bridée, retouchée, limitée... jusque dans les basses fréquences, tantôt absolument brillantes en 5.1 (l'attaque du casino par la police), tantôt bien plus convaincantes en Dolby Surround downmixé (générique etc...). La scène sonore se bâtit autour d'un bloc sonore dynamique, aucun doute sur ce point, mais impossible de ne pas ressentir dans l'évocation sonore ce sentiment de limitation, qui provient, à nouveau, de l'encodeur employé...

Une fois passé outre ces quelques réserves majeures que nous détaillons à chaque film que nous chroniquons, et dont nous nous sommes fait les spécialistes, venons-en aux détails techniques concernant les deux formats sonores employés sur ce DVD. Avant toute choses, nous n'avons pas noté de différence marquée entre les deux codages. Le format DTS s'autorise cependant un rendu acoustique davantage "homogénéisé", au sens où il dispose d'une certaine puissance, certes tempérée, au niveau de son pouvoir de recouvrement spatial. A cet égard, lors de la présence de certains sons fortement localisés sur les voies arrières, la piste DTS élargit le champ d'évocation en renforçant tout à la fois la densité sonore ainsi que sa stature physique. Certains effets sonores localisés récupèrent une dureté et une sécheresse totalement en phase avec le film. En revanche, aucune différence en terme de réponse en fréquence, tonalité ou tenue des basses fréquences (0.1 LFE) entre les deux codages son. Ceux-ci proposent un rendu sonore identique dans ses formes aspectuelles, jusque dans sa géométrie acoustique. Les similitudes sont donc légion, mais les différences (le mot est-il correctement choisi?), disons les "non-similitudes" sont à débusquer dans le poids du son, dans sa densité plus que dans sa lecture spatiale multicanale (à nouveau l'encodeur employé par l'éditeur, aussi bon soit-il, est en cause...). Sur lé générique initial, aucune différence n'apparaît entre DD et DTS 5.1. En apparence seulement, puisqu'une fois écoutée la piste DTS, l'auditeur attentif se rendra compte que les voies frontales disposent d'un regain de puissance, ainsi que d'une présence acoustique légèrement plus marquée. Durant la suite du métrage, ces remarques restent les mêmes, et c'est à fort juste raison que les scènes agitées possèderont non pas un impact différent, mais une consonance sonore plus nette, plus objective, tout comme une légère amélioration de l'homogénéité de diffusion des sons sur l'arrière. D'où cette scène sonore un petit peu plus épaisse et étendue en DTS, qui revivifie certaines séquences plus calmes, et qui redonne, de manière anecdotique toutefois, un léger "peps" au mixage tonique et alerte de Didier Lozahic qui a du être atténué en vue de son exploitation en vidéo sur DVD. Le relief sonore est toujours relativement neutre, que ce soit en Dolby Digital ou DTS 5.1...

La voie centrale nous a semblé un peu pâle et typée dans sa réponse en fréquence, ainsi que le rapport signal/bruit, certes efficace sur le placement de certains bruitages (comme ce bloc de fer qui dévale le conduit d'aération lors de l'intervention de la police au casino), mais nettement plus neutre le reste du temps. Le caisson de grave reproduit toute une gamme de graves et de sous-graves lors du film, veillez donc bien à son étalonnage. Enfin, les voies arrières finissent de composer, en la "bouclant", la scène sonore dessinée par Lozahic. Cependant, celles-ci ne délivreront jamais de signaux marquants car elles ne possèdent pas, du fait des limitations que nous évoquions plus haut, le poids sonore que vous rencontrerez sur de nombreuses autres productions. Une bande-son composée par couches successives, mais qui peine à étaler ses plans sonores, du moins sur le DVD, car l'expérience en salles s'avérait bien plus viscérale...

Au fait, que sont devenues les pistes DD 5.1 EX et DTS ES 6.1 présentes en salles (logo sur le générique de fin)?

NOTEZ LA PISTE DTS:




Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette ?


• Making-Of (54 min)
• bande-annonce
• deux courts-métrages (DD 2.0 et 4/3...)
• Bêtisier (4/3 et DD 2.0...)
• Montage long de la séquence du Casino (DD 2.0...)

L'interactivité ne manquera pas de surprendre, notamment le making-of, inhabituellement dense et chargé d'images de tournage. Il ne constitue pas un chef d'oeuvre éditorial mais semble avoir été mûrement réfléchi et participe d'un effort global séduisant, peu racoleur et vendeur. Il accumule anecdotes et petites histoires, mais n'évite malheureusement pas la complaisance. De plus, il ne décolle jamais réellement d'un certain état des choses du fait des discussions vides de substance auxquelles s'adonnent les acteurs... Mais son intérêt premier réside dans ses révélations sur les entrainement et les préparations des cascades, qui sont couvertes de manière plutôt intense, de la chroégraphie basique à l'éxécution finale sur le tournage. Il mérite donc, à ce titre, son appelation de "making-of". Saluons la durée conséquente de ce document: plus de 54 minutes.

Le reste s'avère plus anecdotique, outre le second court-métrage, Mukiai, qui e révèle des plus surprenants, et évoque Versus, film Japonais emblématique d'un certain genre à la mode. Réalisé par Cyril Raffaelli lui-même, ce court-métrage révèle du rythme, des audaces formelles et une liberté expressive qui emportent finalement l'adhésion, d'autant que ce travail a entèrement été réalisé au caméscope (en 2001). Combats au sabre, aux poings et aux pieds, ce court constitue une agréable surprise au coeur du contenu de ce DVD. Véritable démo des capacités physiques du comédien-cascadeur, ce court-métrage ne devrait pas manquer de surprendre... Surprise dissimulée: un making-of très court (3 min 30) suit le générique du court-métrage.

La bande-annonce est présentée en 4/3 et en Dolby Digital 2.0... A quand une version en 5.1, surtout lorsque l'on voit le superbe mixage de cette bande-annonce?

Les menus sont animés (16/9, mais DD 2.0), sobrement, et lors de l'insertion du DVD, on peut découvrir un clip anti-piratage ainsi qe deux bandes-annonces des productions maison, notamment Ze Film, tou jours dans les mêmes formats image et son...

 

Conclusion

Surétuit élégant cartonné, avec lettrage "lustré" sur le titre, menus animés, image des plus convaincantes, making-of conséquent, bande-son que nous qualifions volontiers de musclée... Cette édition DVD ne décevra pas. en revanche, nos réserves techniques sot là et bien là. Elles ne devraient pas gêner la majorité des spectateurs mais il est de notre devoir de les tenir informés. Banlieue 13 ne constitue donc pas la meilleure production de Luc Besson (loin de là...) ni la meillure réussite technique de son "studio". Les amateurs lui trouveront certains points forts, en particulier, et en dépit de sa très faibe durée, son activité incessante, bien plus remuante que dans Blade III par exemple...

Nos Notes du Disque

Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivié
Note Image

Note DTS

Note DD

Note Interactivité

Note Globale

Ne manquez pas notre interview exclusive de Didier Lozahic, mixeur du film, disponible à cette adresse...

 
jaquette



specifications techniques

- DVD Vidéo
- DVD-9
- 85 min (film)
- Zone 2 (PAL) France
- RCE : Non
- Intro DTS: non...
- Changement de piste son à la volée possible.

format video
- 16/9 anamorphique
- Ratio : 2.30:1 environ

format DTS
- Français 5.1

format DD
- Français 5.1

format PCM
- Aucun

debit audio
DTS : 754.75 Kbps mi-débit
DD : 448 Kbps

sous-titres
- Aucuns...

interactivite
- Menus animés
- Chapitrage
- Sélection codage son
- Accès aux bonus

bonus
- Making-of
- Courts-métrages
- Bêtisier
- Scène ralongée
- Bande-annonce

dvd-rom
- Aucun...


prix
19.99 €


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