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Paris, 2013. Damien est l'élite de la police. Officier
d'une unité spéciale d'intervention, expert en
arts martiaux, il est passé maître dans l'art de
l'infiltration et sait mener à terme ses opérations
par des actions rapides, précises et néanmoins
musclées.
Et c'est bien la mission la plus extrême de sa carrière
qui vient de lui être confiée : une arme de destruction
massive a été dérobée par le plus
puissant gang de la banlieue. Damien est chargé d'infiltrer
dans le secteur pour désamorcer la bombe ou la récupérer.
NOTEZ LE FILM:
Banlieue 13 a été un véritable
défi pour Pierre Morel et son équipe. En 10 mois,
le film était terminé ! La préparation
du film a commencé seulement en janvier 2004. Trois mois
plus tard, les prises de vue commençait déjà.
En juin, à mi-tournage, la date de sortie était
arrêtée, alors qu'en août, la bande-annonce
était déjà diffusée en salle, alors
que le tournage n'était même pas terminé
! Selon Pierre Morel, Banlieue 13 a été
"un marathon", "un tournage assez long mais avec
une telle énergie que c'est passé à une
vitesse folle." Une bonne partie des extérieurs
de Banlieue 13 ont été filmés
en Roumanie, dans les cités dortoirs les plus glauques
du pays. Là-bas, au dire du réalisateur, il est
beaucoup plus facile d'obtenir les autorisation nécessaires
pour exécuter les cascades le long des tours de béton.
Pour Pierre Morel, Banlieue 13 est synonyme de baptême
du feu. Après avoir été directeur de la
photographie sur Le Transporteur et L'Américain, et cadreur
pour La Vérité sur Charlie et L'Art (délicat)
de la séduction, il se frotte pour la première
fois à la mise en scène. En plus, c'est presque
par accident qu'il s'est retrouvé aux commandes de Banlieue
13. " Un jour ", explique le réalisateur,
" je me suis retrouvé dans le bureau de Luc Besson
qui me dit "tiens, lis ça et dis moi si ça
te branche de réaliser ce film". J'ai passé
la nuit à lire le scénario et je l'ai rappelé
le matin. Je lui ai dit que ça me branchait, mais que
je me demandais si j'allais être à la hauteur.
Il m'a répondu "ne commence pas à être
désagréable !" (rires) On a débuté
la préparation en janvier 2004."
Le casting de Leïto et de Damien, les deux héros
du film, était primordial. "Le public a besoin de
vrai héros, plus seulemement d'acteurs qui font semblant,
estime Pierre Morel,les sportifs, les cascadeurs sont en train
de devenir de vrais stars. Le coté réaliste de
l'action plait de plus en plus au spectateur à la recherche
de sensations extrèmes. C'est dans cet esprit que David
Belle et Cyril Raffaelli furent choisis. David Belle est l'homme
à l'origine des Yamakasi. Il a inventé le concept
du "Parcours", une philosophie de l'action basée
sur la mobilité totale en milieu urbain. Il interprète
le rôle de Leïto, avec lequel il se trouve de nombreux
points communs. Quant à Damien, le flic incorruptible,
c'est Cyril Raffaelli qui lui donne vie. On a pu voir ce cascadeur
au cinéma dans Taxi 2, Mortel transfert, Astérix
et Obélix : mission Cléopâtre et Le Baiser
mortel du dragon.
Réalisé sans le moindre souffle
ni la moindre inspiration artistique, Banlieue 13 ne
se distingue guère sur le plan plastique. Outre ses chorégraphies
rapides et echevellées, la seule réussite du film
(les cascades sont réalisées en live, sans câble
la plupart du temps), Banlieue 13 constitue avant tout
un gâchis sans âme, un film de commande de plus
à mettre au crédit de Besson-le-producteur. Dialogues
insipides, consistance nulle, durée anecdotique, rien
ne semble élever le film au-dessus de ce qu'il demeure:
une oeuvrette certes impeccable techniquement (le réalisateur
fut un chef-opérateur) mais dont la dimension ou l'essence
première ne cessera de nous échapper... sans que
l'on cherche à l'atteindre. Cependant, le film baigne
dans une technicité certaine qui dépasse allègrement
celle de Blade III ! On ressent l'influance de Ong
Bak voire, avec un peu d'ambition, celle de New York
1997 de Carpenter, mais Banlieue 13 ne cesse de
jouer la surenchère sommaire et abrutie. Quelques séquences
mouvementées mis à part (l'ouverture, le casino
etc... recèlent un certain sens pratique de mise en scène
et disposent d'un montage éclair d'une saisissante efficacité),
le film demeure plombé par un certain atavisme. Au final,
Banlieue 13 restera un gigantesque clip de démo
pour les prouesses bondissantes à proprement parler hallucinantes
des deux vedettes. Une série B poussive mais énervée,
qui propose une lecture concertée de tous les dossiers
artistiques et techniques propres aux productions Besson (notamment
dans son scénario, indigne). Les séquences d'action,
elles, véritable clé de voûte du film de
Pierre Morel, se révèlent épatantes tant
dans les prouesses physiques que dans le montage et la technicité.
Elles sauvent le film du nanar patenté...
Vidéo : Que vaut l'image de ce DVD ?
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Une section image détonnate de précision
et de présence. Le format CinémaScope est utilisé
à bon escient, et la compression pârvient à
suivre la cadence parfois sportive des exécutions formelles
du réalisateur et du chef monteur sans faillir. De bout
en bout, l'image de Banlieue 13 convainc non pas pour
son éclatante lecture cinématographique du monde,
mais par l'univers qu'elle semble créer: baignée
dans des tons aciers ou ocres, tantôt éclatants sur
les extérieurs, tantôt grisaillant (le béton
omniprésent de la cité...) la photo du film est
retranscrite ici avec une belle fluidité et dans une lumière
parfaitement calibrée. Pierre Morel, ancien chef-opérateur,
ne s'y est visiblement pas trompé. La colorimétrie
si spécifique au film (les couleurs ont été
filtrées sur la majeure partie des séquences) se
voit retranscrite là aussi sans réelle fausse note.
Ajoutons à cela une gestion du contraste optimum la plupart
du temps (outre la séquence du casino, plutôt terne,
ce qui ne manseura pas de surprendre) et un degré de définition
des plus coinvenables, et l'on obtient un nouveau titre qui incarne
réellement les potentialités techniques du DVD.
De manière générale, les arrières-plans
sont détaillés et convenablement gérés.
Le niveau des noirs est par contre légèrement moins
solide et fluctue selon les passages. Solide et affinée,
l'image ne manquera pas de convaincre, tout comme la compression:
un sans-faute à son actif. On regrettera cependant une
image un peu typée "numérique" par moments,
mais complètement typique des productions EuropaCorp finalement.
Tout ceci nuit finalement quelque peu au rendu argentique que
nous affectionnons tant, sans pour autant constituer un défaut
de taille. A noter, le superbe générique, sous influence
là aussi, mélange de diverses techniques de montage,
idéalement reproduites sur ce DVD.
Audio : Analyse des pistes sons du disque
Mixée et préparée au Digital
Domain de Luc Besson dans des conditions luxueuses, la bande-son
de Banlieue 13 constitue pour le film un authentique cheval de
bataille tout en proposant, fait plutôt rare pour une production
Besson, une relative déception...
On reconnaît de suite, dès les premières minutes
du métrage, la patte si caractéristique de Didier
Lozahic, mixeur émérite, "soundman" de
Luc Besson depuis belle lurette. Lozahic a toujours su dessiner
un paysage sonore de premier ordre, en intégrant les éléments
théoriques du genre du film au cœur même de
la bande-son qu'il compose. Ici, dès le générique
et ses lourdes basses, ses caractéristiques techniques
et artistiques se révèlent de manière évidente
et patente: un son vif, rapide, hautement spatial, et qui, sans
chercher à éparpiller les sons de manière
grossière dans l'espace, parvient à créer
un paysage acoustique au service du film.
La suite est une confirmation: le métrage
bénéficie d'un mixage dynamique et apprêté,
qui ne se déchaîne réellement cependant que
lors des scènes agitées, déployant alors
une épatante énergie acoustique qui fonctionne,
d'un point de vue formel, en symbiose avec l'image. Déflagrations,
déplacements d'objets, coups de poing et pieds, tous se
voient fermement ancrés dans des fréquences basses
qui en décuplent l'impact. Sans être d'une mobilité
et d'une inventivité exceptionnelle, la scène sonore
repose sur une base stable, localisant les bruitages sur le devant
de la scène frontale, et répartissant la musique
(malheureusement peu inspirée et envahissante) sur les
autres voies disponibles. A cet égard, le film possède
sa propre intégrité acoustique, et obéit
finalement davantage au règles classiques du son au cinéma
qu'à un véritable coup d'éclat créatif.
Le mixage met en avant les actions des personnages, suit la cadence
du montage image par quelques effets d'accélération
jusque dans les surround (une des caractéristiques de Lozahic,
exploitée à peu près sur tous ses mixages),
"phénomène sonore" inédit dans
le cinéma Américain par exemple. La bande-son, à
ce titre, se constitue en véhicule formel qui parvient
à porter le film, sans toutefois le spectaculariser, en
s'invitant au cœur des images et des séquences. Le
spectateur attentif se retrouve donc devant une bande-son diégétique
sans laquelle le film ne fonctionnerait pas aussi bien. La présence
obsédante de grave et de sous-grave rajoute la testostérone
sonore nécessaire à cette production, véritable
film d'action moderne.
Fugacité et rapidité caractérisent
ce travail sonore: les éléments ambiophoniques ne
s'installent jamais vraiment dans les voies surround, mais y circulent
de manière rapide, nette et franche, d'où ce sentiment
de célérité, d'évanescence et "d'éphémère"
que nous abordions plus haut, bien que ces termes soient un peu
forts. Rythmée et de nature changeante, la bande-son propose
un pouvoir de recouvrement spatial relativement limité
la plupart du temps (déception, donc, pour les séquences
dialoguées), mais qui parvient à s'ouvrir de manière
outrancière (sous contrôle toutefois, et jamais dans
l'excès), aidée en cela par une gamme dynamique
idoine, lors des séquences d'action pure, comme celle du
casino ou encore de l'évasion en voiture. Lozahic affectionne
particulièrement les basses fréquences, qui sont
mise en scène avec un brio technique bluffant dans Haute
Tension. Ici, le constat est à peu près le
même: moteurs des véhicules, coups de feu ou bien
simple tapis acoustique figurant la dangerosité d'une situation,
elles se révèlent efficaces et quasi-omniprésente
dans le projet sonore du film. Au final, Banlieue 13
ne constitue pas réellement une surprise ni une figure
de style de mixage son, mais dispose d'une certaine richesse formelle:
à partir d'une disposition somme toute classique dans l'espace
sonore du film, la bande-son parvient à "s'incruster"
dans les visuels au point de devenir une extension quasi-naturelle
de la mise en scène. On regrettera juste son recours plutôt
limité à la scène arrière: si les
voies arrières sont exploitées presque en permanence,
elles ne relaient bien souvent une musique inexpressive sans pour
autant se mettre au service d'une représentation disons
atmosphérique de l'espace, sauf peut-être dans les
séquences d'action les plus intenses. Il en reste donc
un ensemble dynamique et physique, mais aux propensions multicanales
finalement plutôt assagi. Un projet sonore certes convaincant
mon dont le pouvoir de conviction final se voit tempéré
par certaines réserves. Sans chercher l'effet à
tout va, la bande-son de Banlieue 13 (écouter,
en ce sens, le générique du début du métrage)
diffuse plus qu'elle ne distribue une énergie acoustique
et sonique dans l'espace du film, et opte pour un revêtement
multicanal clair et finalement peu empesé, ce qui n'est
pas forcément une carence ! Mais nous sommes loin de la
maîtrise technique et du savoir-faire esthético-sonore
de Haute Tension (lire
notre test). Aucune "démence", mais une énergie
contrôlée et disposée dans l'espace avec soin.
Signalons que la musique, informelle et finalement très
peu convaincante, est entièrement mixée en multicanal
et se voit intégrée de la sorte durant oute la durée
du métrage, allant s'étaler jusque dans les voies
surround, tapissant ainsi la bande-son d'une autre forme d'énergie
sonore.
DTS vs. Dolby Digital |
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Pour
continuer sur le terrain de la technique pure, nous serions tentés
de dire que ce DVD est en soit une réelle déception...
Les raisons sont bien simples: comme tous les films édités
par EuropaCorp, le rendu de la bande-son se voit altéré
par quelques "bidouilles" audio pas forcément
nécessaires et par un mastering final qui ne vise pas l'efficacité
totale du son multicanal... Explications: Lorsque vous downmixez
la piste Dolby Digital 5.1 en analogique par votre lecteur de
DVD, vous obtenez un son Dolby Surround analogique d'une qualité
transcendentale, et dont le rendu, tenez-vous bien, excède
en l'améliorant le rendu de la piste DD 5.1 source... Tout
est une question d'encodage et de mastering: l'éditeur
s'assure ainsi que les personnes non équipées de
"home-cinema 5.1" puissent jouir d'une présentation
audio correcte. Celui-ci a donc favorisé, lors du mastering
(dernière phase de préparation d'un DVD), la qualité
du "downmix" plutôt que la pêche du 5.1.
Et il ne s'y est pas trompé: basses démesurées
(constantes et reproduites avec une force indécente), omniprésentes,
effets arrières i-d-e-n-t-i-q-u-e-s à ceux proposés
en 5.1 (sans la stéréo arrière évidemment),
voie centrale plus franche, dynamique assourdissante (oui, parfois
plus qu'en 5.1... et nous avons mesuré au décibelmètre),
franchise sonore plus marquée... Bref, sur ce plan-là,
cette "version" Dolby Surround fabriquée à
partir d'une piste 5.1 est une réussite éclatante,
dont le rendu (faites donc le test) marque presque plus que celui
de la piste 5.1, même au format DTS... D'après nos
mesures, ce sont 5 à 6 dB que l'auditeur gagne lorsqu'il
écoute le son downmixé... Nul attaque envers le
mixeur (que nous connaissons bien en plus!) ou son équipe
de notre part ! Il s'agit tout bonnement des résultats
que l'on obtient sur TOUS les titres DVD édités
par EuropaCorp (nous l'avons d'ailleurs déà souligné
auparavant sur le site), et cette marque de fabrique" provient
de l'encodeur utilisé et de ses paramètres.
Et ces paramètres laissent des traces:
le rendu en Dolby Digital 5.1 comme en DTS 5.1 ne semble pas des
plus convaincants: les pistes disposent de sérieux atouts
dynamiques, mais à l'écoute, on perçoit comme
voile limitatif qui bride de manière surprenante leur pouvoir
expressif. Une large partie de la gamme dynamique semble avoir
été bridée, retouchée, limitée...
jusque dans les basses fréquences, tantôt absolument
brillantes en 5.1 (l'attaque du casino par la police), tantôt
bien plus convaincantes en Dolby Surround downmixé (générique
etc...). La scène sonore se bâtit autour d'un bloc
sonore dynamique, aucun doute sur ce point, mais impossible de
ne pas ressentir dans l'évocation sonore ce sentiment de
limitation, qui provient, à nouveau, de l'encodeur employé...
Une fois passé outre ces quelques réserves
majeures que nous détaillons à chaque film que nous
chroniquons, et dont nous nous sommes fait les spécialistes,
venons-en aux détails techniques concernant les deux formats
sonores employés sur ce DVD. Avant toute choses, nous n'avons
pas noté de différence marquée entre les
deux codages. Le format DTS s'autorise cependant un rendu acoustique
davantage "homogénéisé", au sens
où il dispose d'une certaine puissance, certes tempérée,
au niveau de son pouvoir de recouvrement spatial. A cet égard,
lors de la présence de certains sons fortement localisés
sur les voies arrières, la piste DTS élargit le
champ d'évocation en renforçant tout à la
fois la densité sonore ainsi que sa stature physique. Certains
effets sonores localisés récupèrent une dureté
et une sécheresse totalement en phase avec le film. En
revanche, aucune différence en terme de réponse
en fréquence, tonalité ou tenue des basses fréquences
(0.1 LFE) entre les deux codages son. Ceux-ci proposent un rendu
sonore identique dans ses formes aspectuelles, jusque dans sa
géométrie acoustique. Les similitudes sont donc
légion, mais les différences (le mot est-il correctement
choisi?), disons les "non-similitudes" sont à
débusquer dans le poids du son, dans sa densité
plus que dans sa lecture spatiale multicanale (à nouveau
l'encodeur employé par l'éditeur, aussi bon soit-il,
est en cause...). Sur lé générique initial,
aucune différence n'apparaît entre DD et DTS 5.1.
En apparence seulement, puisqu'une fois écoutée
la piste DTS, l'auditeur attentif se rendra compte que les voies
frontales disposent d'un regain de puissance, ainsi que d'une
présence acoustique légèrement plus marquée.
Durant la suite du métrage, ces remarques restent les mêmes,
et c'est à fort juste raison que les scènes agitées
possèderont non pas un impact différent, mais une
consonance sonore plus nette, plus objective, tout comme une légère
amélioration de l'homogénéité de diffusion
des sons sur l'arrière. D'où cette scène
sonore un petit peu plus épaisse et étendue en DTS,
qui revivifie certaines séquences plus calmes, et qui redonne,
de manière anecdotique toutefois, un léger "peps"
au mixage tonique et alerte de Didier Lozahic qui a du être
atténué en vue de son exploitation en vidéo
sur DVD. Le relief sonore est toujours relativement neutre, que
ce soit en Dolby Digital ou DTS 5.1...
La voie centrale nous a semblé un peu
pâle et typée dans sa réponse en fréquence,
ainsi que le rapport signal/bruit, certes efficace sur le placement
de certains bruitages (comme ce bloc de fer qui dévale
le conduit d'aération lors de l'intervention de la police
au casino), mais nettement plus neutre le reste du temps. Le caisson
de grave reproduit toute une gamme de graves et de sous-graves
lors du film, veillez donc bien à son étalonnage.
Enfin, les voies arrières finissent de composer, en la
"bouclant", la scène sonore dessinée par
Lozahic. Cependant, celles-ci ne délivreront jamais de
signaux marquants car elles ne possèdent pas, du fait des
limitations que nous évoquions plus haut, le poids sonore
que vous rencontrerez sur de nombreuses autres productions. Une
bande-son composée par couches successives, mais qui peine
à étaler ses plans sonores, du moins sur le DVD,
car l'expérience en salles s'avérait bien plus viscérale...
Au fait, que sont devenues les pistes DD 5.1
EX et DTS ES 6.1 présentes en salles (logo sur le générique
de fin)?
NOTEZ LA PISTE DTS:
Suppléments : Que trouverez-vous sur la galette
?
•
Making-Of (54 min)
• bande-annonce
• deux courts-métrages (DD 2.0 et 4/3...)
• Bêtisier (4/3 et DD 2.0...)
• Montage long de la séquence du Casino (DD 2.0...)
L'interactivité ne manquera pas de surprendre, notamment
le making-of, inhabituellement dense et chargé d'images
de tournage. Il ne constitue pas un chef d'oeuvre éditorial
mais semble avoir été mûrement réfléchi
et participe d'un effort global séduisant, peu racoleur
et vendeur. Il accumule anecdotes et petites histoires, mais n'évite
malheureusement pas la complaisance. De plus, il ne décolle
jamais réellement d'un certain état des choses du
fait des discussions vides de substance auxquelles s'adonnent
les acteurs... Mais son intérêt premier réside
dans ses révélations sur les entrainement et les
préparations des cascades, qui sont couvertes de manière
plutôt intense, de la chroégraphie basique à
l'éxécution finale sur le tournage. Il mérite
donc, à ce titre, son appelation de "making-of".
Saluons la durée conséquente de ce document: plus
de 54 minutes.
Le reste s'avère plus anecdotique, outre
le second court-métrage, Mukiai, qui e révèle
des plus surprenants, et évoque Versus, film Japonais
emblématique d'un certain genre à la mode. Réalisé
par Cyril Raffaelli lui-même, ce court-métrage révèle
du rythme, des audaces formelles et une liberté expressive
qui emportent finalement l'adhésion, d'autant que ce travail
a entèrement été réalisé au
caméscope (en 2001). Combats au sabre, aux poings et aux
pieds, ce court constitue une agréable surprise au coeur
du contenu de ce DVD. Véritable démo des capacités
physiques du comédien-cascadeur, ce court-métrage
ne devrait pas manquer de surprendre... Surprise dissimulée:
un making-of très court (3 min 30) suit le générique
du court-métrage.
La bande-annonce est présentée
en 4/3 et en Dolby Digital 2.0... A quand une version en 5.1,
surtout lorsque l'on voit le superbe mixage de cette bande-annonce?
Les menus sont animés (16/9, mais DD 2.0),
sobrement, et lors de l'insertion du DVD, on peut découvrir
un clip anti-piratage ainsi qe deux bandes-annonces des productions
maison, notamment Ze Film, tou jours dans les mêmes
formats image et son...
Conclusion
Surétuit élégant cartonné,
avec lettrage "lustré" sur le titre, menus animés,
image des plus convaincantes, making-of conséquent, bande-son
que nous qualifions volontiers de musclée... Cette édition
DVD ne décevra pas. en revanche, nos réserves techniques
sot là et bien là. Elles ne devraient pas gêner
la majorité des spectateurs mais il est de notre devoir
de les tenir informés. Banlieue 13 ne constitue
donc pas la meilleure production de Luc Besson (loin de là...)
ni la meillure réussite technique de son "studio".
Les amateurs lui trouveront certains points forts, en particulier,
et en dépit de sa très faibe durée, son activité
incessante, bien plus remuante que dans Blade III par
exemple...
Nos Notes du Disque
Ne manquez pas notre interview exclusive de Didier Lozahic, mixeur
du film, disponible à
cette adresse... |